se souvient-elle qu'elle a sur ses lèvres le rouge de l'amour propre
et que cet amour ne salit rien ?
à qui appartient cette bouche ronde comme des cerises emmêlées ?

Publié par marinebercot à 17:40:52 dans Automne divers... | Commentaires (1) | Permaliens
Début mars et voilà ce que j'aime, ce qui m'entoure, ce qui m'entraîne...
Le printemps court derrière nous
Il y a la grève des transports à Berlin
CharlElie est à Paris
Charly est à Bangkok
C'est encore la saison des poires
Il y a de la peinture sur mes murs
J'irai jouer dans un camping à Sète
J'aime les évidences
J'ai de l'amour jusqu'au cou
Mais on arrête
Je veux le rendre bien
CharlElie dit que Sam ira
Charly nage pendant ce temps
C'est encore la saison des anges
On peut toujours passer commande
J'ai de l'amour jusqu'aux genoux
J'irai jouer dans des campings peut-être
Ce sera gai
De dormir sous la tente
Ce sera juillet
Les concombres à la crème
Et les fraises à la menthe
Oui mais
Le printemps se maquille encore
Et l'hiver attend
Sur le pas de la porte
Et l'hiver se pend
Avant qu'on l'escorte
Je me régale de tout
Tu te rigoles de moi
Mon ange rit
Charly est rouge
CharlElie peint
Rue du Faubourg
Charly va bien...

Publié par marinebercot à 16:18:14 dans Automne divers... | Commentaires (1) | Permaliens
Partout les cœurs
sur la scène et sur mes murs
comment sont-ils venus
suis-je mûre ?
je les dessine sans y penser
je te parle mais je dessine un cœur
ce que j'aime ce sont les artichauts
la vinaigrette qui reste dans le fond
tremper le cœur dedans
se tremper le cœur dans le vent
se tromper de cœur
se tirer dedans
une balle dans le pied une boule dans la gorge
des bulles
zéro cœur enchanté, j'ai rancœur et j'ai honte
j'ai le doute d'où pourrais-je partir ?
qui viendrait à ma rencontre ?
j'écœure et j'effeuille
mon cœur et l'artichaut
mes dents plantés
dans l'amour et dans le fond
j'accueille mais je tourne en rond
dans une bulle d'eau
dans zéro
dans un cœur sans pointe
dans un cœur sans fesse
je me plante au milieu
et je plante mon cœur
dans un champ de carambars
et je plante mon cœur
au milieu de nulle part
et je tombe sur les fesses
du cœur d'en face
j'ai du cul sans le savoir
et je l'accroche au mur
je l'emmène sur la scène
et je chante avec
et je danse autour
c'était donc ça l'amour
je l'avais vu sur mes murs
je les accroche partout
je les pends je les allume
je les pose et je les plume
je dépense tout ce qu'il faut
pour les cœurs qui tiennent
pour les cœurs sur la scène
pour un e dans l'o
la tête la première
je plonge.
Publié par marinebercot à 16:15:46 dans Automne divers... | Commentaires (1) | Permaliens
La machine à laver
Le linge salle du dimanche
Les repas de famille
L'oncle qui parle fort
Qui dit des choses pas belles
La machine à laver la vaisselle
Le calcaire
Les eaux troubles
Les égouts le dégoût
L'eau de Javel
Tout repeindre en blanc
L'espace vide
L'espace et le présent
Maintenant j'aime
J'ai un trou
Des mémoires
Comme un gruyère
Je veux plus qu'on me raconte
Cent fois les mêmes histoires
De moi dans le ventre
De ma mère elle qui pleure
Je ne veux plus parce que je n'ai pas peur
Je m'en fous.
La machine à laver
Le tapage du dimanche
Ca vibre comme quand je rigole
On essore on sort on étend on sèche on plie on range
On empile les souvenirs
Vider les armoires
Je ne veux plus d'affaires
Parce que je n'ai pas peur
Du vide
Je n'ai pas peur du noir.
Je m'en fous.

Publié par marinebercot à 10:37:22 dans Automne divers... | Commentaires (0) | Permaliens
"myspace"... je n'aime pas tout je l'avais dit et même pire
parce que ça va trop vite pas assez loin
oui mais il y a les fruits qui sont tombés de l'arbre
en plein hiver
il y a ces gens que je n'aurais pas rencontrés
il y a cette boule de talents
ces bols d'air neuf
qui me sont arrivés d'un coup
en plein hiver
en pleine colère à cause des bizzzzz et des "bel univers"...
à la poubelle toutes ces quantités de rien
oui mais voilà
il y en a eu un puis deux puis trois
en tout peut-être douze
douze amis sans bizzzzz
doux zamis sans qui
ce soir
je sourirais moins.
voilà certains d'entre eux que j'ai aimés
grâce à qui un peu
Myspace est devenu mon ami
un peu ...
car j'ai rencontré Chris et ses aquarelles, Chris et ses corps de femmes nues, Chris et son bol cassé avec Mickey dessus (www.myspace.com/peintureaquarelle ) , j'ai rencontré Christian Paccoud son accordéon ses mots de fou ses opinions ses chansons ses chansons ses chansons aller le voir sur scène lui absolument (ww.myspace.com/christianpaccoud), j'ai rencontré Alain Verdier, Alain le créateur et l'exigent, Alain le bouffeur de Neuf, l'effaceur de vide, faut aller frapper... (www.alain-verdier.eu ), j'ai rencontré Arneau Vayan alors lui c'est juste un bonheur, faut entendre ses "Danseurs" sa voix qui touche le fond de son âme et son âme bourrée de lumière l'évidence d'une personne qu'on est fier d'aimer... je veux le voir un jour (ww.myspace.com/arneauvayan), et puis j'ai rencontré Maurice de Martin, sa manière de penser de mélanger de réfléchir et de jouer, d'effacer les barrières entre le jazz la pop l'électro le baroque, casser les murs imbéciles, mais faut aller jusqu'à Berlin (www.myspace.com/mauricedemartin). Et puis les autres, les autres avec qui j'ai déjà bu un thé, les autres que je n'ai déjà plus envie de perdre, les quelques uns encore à qui je me suis retenue d'écrire sans le penser... "Merci pour la joue".
Publié par marinebercot à 21:55:09 dans Automne divers... | Commentaires (5) | Permaliens















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