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Petit bateau | 05 octobre 2008

L'école en bateau
Les collants Bateau
Petit Bateau
Moins de 15 ans
Les pieds dans l'eau
Le cerveau lent
Ca me revient
Doucement
Ca me revient
Dans la figure
Je les revois sur le pont
Je me revois sur la berge
Je les revois pisser debout
A la queue leu leu sur les dunes
Les concours de sperme
Je les revois sur la verge, oh non quand même...
Les cailloux sur le ventre
Les caresses incessantes. Rien que ça !
La carotte et l'amour,
Karrek Ven et la mer
Libres comme l'air, nus comme des vers
Pourquoi pas ?
Sur fond d'harmonica
Pourquoi moi ?

Je le revois derrière moi, courir.
Je me revois devant lui, courir.
Je me revois sourire.
Et les seaux d'eau trop lourds
Aux filles de les porter. Rien qu'aux filles.
Je me revois marcher...

Et les piqures sur mon corps
Je me revois bronzée...
Je me revois dormir
Et pas pleurer
Et puis m'enfuir
Et puis m'en foutre
Puis oublier
Je me revois pas rire.

J'aurais pu porter
Des collants Bateau
Des mocassins en cuir
Et mon prénom cousu en rouge
Sur une blouse d'école normale
Catholique et bien élevée
J'aurais du porter
Le nom de mon arrière-grand-père
C'est là que ça dégénère
C'est là que le mat blesse
C'est là que le vent souffle dans mes bronches
Et qu'il soulève ma jupe.

Mais qu'est-ce qui me protège ?
Qu'est-ce qui s'en occupe ?
C'est quoi le truc trop mûr ?
C'est qui les grands ?
Où sont vos parents ?
C'est quoi cette liberté vide ?
C'est quoi cette coupure et ce sang ?
C'est quoi ce cul à l'air libre ?

Il était une fois
Dans le porte de Cumana
Le capitaine K.


Publié par marinebercot à 13:44:58 dans Automne hiver | Commentaires (5) |

19th floor | 05 octobre 2008


Il a dit je m'appelle Couture,
alors je découds je recouds mes toiles.
Je m'appelle Couture, alors voilà l'travail...
J'ai une ville en bois - une ville en clous
J'ai détruis mes vieilles tours
Je me reconstruis, jour après jour - à présent
Je ne me plante plus
Je plante des clous
Et des coeurs en métal
Et des toiles en alu,
Je colle et je décode
De l'orange électrique
Du sexe rose, fluo le rose
Et le violet pour l'esprit comme d'habitude.
New York c'est un patchwork
Alors j'me suis dit
Mon nom ma vie aussi
Alors j'me suis dit que c'était mon travail
Couseur couturier colleur comme vous voulez
Couleur colère suture comme je pourrai
Mais je veux en découdre avec le monde
En reconstruction.

Monologue (56th street, souvenir du 30 avril 2008)

Publié par marinebercot à 13:00:45 dans Automne hiver | Commentaires (0) |

Du 43 | 03 octobre 2008

Je m'habille avec ton pantalon
Je veux être un homme
Parfois.
Je veux prendre ta place
Ton costume et tes moustaches
Je veux prendre tes airs
Ta place et tes manières
Je voudrais être un homme
24 heures pour voir
J'aimerais m'asseoir
Sur tes habitudes
Sur tes vagues à angles droits
Je pourrais porter sur mes épaules
Tout le poids
Et peser le contre
Epouser la peur
Je saurais enfin pourquoi
Tu me fais souvent l'amour
Je ne répondrais
A aucune question
Comme toi
Je me nourrirais de tes questions
Comme toi
Je confondrais mes excuses
Comme toi
Je ponçerais du bois
Comme toi
Je salirais avec mes chaussures, la sciure
Comme toi
Je répondrais que c'est comme ça
Comme toi.
Je chausserais du 43.





Publié par marinebercot à 10:14:20 dans Zoum Zoum | Commentaires (1) |

Si on regarde la mer | 03 octobre 2008

Si on regarde la mer on se dit que la mer est un désert liquide; quand on est
triste, elle ressemble à un terrain vague bleu.

On mange du sel, on a soif alors on boit de l'eau. Si on boit de l'eau de mer,
alors c'est un cercle vicieux.


L'amer, la mère, la mer, l'âme erre, tout ça c'est facile, on l'a vu cent fois.

Il y en a qui se régalent avec les liens secrets contenus dans un seul son.
La femme est un con. L'homme est une conne.
Ah bon ?

Publié par marinebercot à 09:55:00 dans Automne hiver | Commentaires (1) |

viole d'amour | 02 octobre 2008

 

Viol avec violence
Viol à l'étalage
Viol à main armée
Viol sans volonté de nuire
Viol en réunion
Viol avec effraction
Viol à la tire
Viol sans volonté de nuire je vous dis.

Viol sous la menace d'un calibre 30
Viol sans préméditation
Viol avec circonstances atténuantes.

Elle joue de la viole de gambe
En attendant
Que ça passe.

Viol avec violence
Viol à l'étage`
Viol à mains nues
Viol sans volonté de jouir
Viol sans permission
Viol pour de rire
Viol sans volonté de jouir je vous dis.

Elle joue de la viole d'amour
En attendant
Que ça passe.




Publié par marinebercot à 15:41:36 dans Automne hiver | Commentaires (0) |

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