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I love new york (un tee-shirt dans la tête) | 26 février 2009

 

 
Nous avons rendez-vous sous la pluie
Au pied d'une tour
Ou que sais-je...
On m'a parlé de toi mille fois  trop
J'ai rêvé mille fois de ta voix
Et de me perdre
Dans tes grilles
Tes carrés numerotés
Tes espaces verts, vers où déjà ?
Rendez-vous quelque part
1h moins le quart jour de la saint-robert
Toujours un anniversaire
Avec ChalElie  qui reconstruit , il est chez lui, si si
19th floor on 56th
Je pense à tous ceux qui ont joué au Village rouge, au pays de Bird
A la Note Bleue, ceux qui me prêtent leurs lumières encore... ce soir
Je pense à Jacky, sa funny Valentine
Et son sourire en coin quand il dit ton nom
Je pense à Steve, ses yeux de pianiste
Ses mains de taxi à Brooklyn
Il y a Isild même qui se promène
Plantée sur ses rollers elle fait le tour du monde
Sa liberté blonde dans tes escaliers en fer
Je pense à son sourire
Je pense à me perdre
Comme les villes sont aspirantes
Comme je m'ennivre toute seule
Comme je m'ennuie de votre sel
Comme je te célèbre
Comme je dis ton nom en boucle et tu m'embarques et je t'emporte,
New York.

Mais pourquoi pleut-tu ?
Pourquoi veux-tu que je pleure ?
Tes larmes sur mes joues ne valent rien
Je me sens bien par tous les temps
Je ne tente rien d'intelligent
Je veux être sûre de rester c'est tout
Je réserve ma place sur un de tes côtés, sur un de tes flans

“Williamsburg” a dit M, “if you can check”...
Je voudrais Harlem et le Bronx forcément
Peut-être comme
À Buenos Aires -
Comme elle est belle aussi la ville
Ses rues désertes
Ses rues lentes
Silencieuses et glissantes
Oui mais c'est là que je suis moi-même
C'est là que je vis maintenant
C'est le Bronx forcément
Que je voudrais apparendre

Est-ce que tu m'invites ?
Puis-je habiter où je veux ?
Tu me prêtes tes jeux ?

Tu ne pleut plus
Y'a du soleil sur tes rues
Qui défilent en nombre
En ombre Chinatown
En ombres incalculables de fois
Je marche dans Nolita
 “Rice”, Elisabeth Steet
Je cours de bonheur, je me gourre de vie je devrais dormir dans ton lit
Tous les jours
Me réveiller contre toi
T'offrir des fleurs, mieux que ça
Je te promets la lune
Je ne pèserai pas plus lourd qu'une plume
Laisse-moi  t'appartenir
Porter ton nom
À l'intérieur
T'emmener loin du 11 septembre
Non mais je perds la tête !
Qui suis-je ?
Pour qui vas-tu me prendre ?
Me contenterai-je
De me perdre dans toi
Pendant des heures
Et te quitter
Pour quelques mois ?
Je ne serai pas sage
J'ai envie de toi
J'ai envie comme une gamine
De jouer en haut des buildings
J'ai envie comme une femme
Que tu me prennes
Par le cou
Que tu me retiennes
Que tu me planques
Que je plaque tout
Qu'on s'enferme à Manhattan
Que je m'enferme plus jamais
Et que je m'envole
Je te vole un secret
Je te laisse un mot sur le frigo
“I'm in Doma” un truc comme ça

I love New York
Comme les touristes
Non mais je perds la tête
Qui suis-je ?
Une touriste  un pense-bête
Une touriste
Avec un tee-shirt dans la tête.
Et c'est tout.

 

Publié par marinebercot à 01:35:20 dans Zoum Zoum | Commentaires (4) |

Berlin | 26 février 2009

 

Berlin
Je ne me souviens d'aucun nom
De quartier, de rue, de statue, de rien
Berlin
Je me souviens de ma première soupe
Et du premier matin
Quand il faisait froid
Je suis restée plantée là
En face d'un reste du mur
J'étais à l'ouest, il faisait bon te rencontrer
Enfin;

Berlin
J'ai vu des photos de toi avant
De 1920 à nos jours
J'ai vu la violence / et les femmes aux pavés
J'ai vu ce que Staline
A fait mourrir
Pris la mesure du mur
No man's land et les bombes autour
Un bout d'église rescapée
Bleue à l'intérieur
Et les bleus sur ton visage
Et la peur
Et la vie rentrée

Berlin
Tout neuve
Je voudrais te bercer
Laver ta mémoire
Et balayer tes rues
Des kilos de cendres
Traînent derrière ton dos
Comme une ombre
Le visage d'Hitler
Sa putain de croix
Sa putain de voix

Berlin
Je te vois grandir
Je te serre dans mes bras
Ne te soucis de rien
Et rigole à nouveau
Comme les gens qui ont souffert
Tu es belle
Et tu n'as rien à prouver
Tu es celle
Que mon cœur protège
Tout est clair
Maintenant.


Berlin
Je me souviens
De Postdam
Du bar Jasmin
Enfumé comme en 40
Je me souviens de cet homme turc
Au petit déjeuner
Son beau regard
A l'ouest des tanks
Je repars mais j'ai laissé
De quoi revenir
Une clé au 26
Car je n'ai pas fini de lire...

Berlin
Merci de m'accueillir
Encore et encore
Je ferai le mur
Imaginaire
Je passerai à l'est
A vélo
Je t'écrirai un jour
À l'Ouest rien de nouveau.


Publié par marinebercot à 01:21:17 dans Zoum Zoum | Commentaires (0) |

ici | 13 octobre 2008

 
J'aime ici
Je me sens bien ici
Je me sens chez moi... mais où ça déjà ?
Je respire
C'est pas pire
C'est pas dommage
C'est comme j'aime
Et même mieux que ça... mais c'est où déjà ?
Les murs oranges
Et le comptoir
Du Living room
Le thé d'à côté
Lyons Gold bonjour Irlande
Pourquoi pas...  mais où ça déjà ?
J'aime ici
Fais comme chez moi
Pique dans le plat
Tartines à la noix
En veux-tu, en voilà
Des guirlandes sur le mur
Ah oui c'est ça !
Des ampoules
Y'a d'la joie... mais où ça déjà ?
A la table de Spike Lee
Et la serveuse comme elle est belle
Tout en rouge comme elle est belle
Le sang de sa voix  
J'aime ici
Ici je joue
Dans le grand jardin je joue
Ne me demandez surtout pas à quoi
Déjà que je ne sais plus
Déjà que je me demande “ mais où ça déjà ?”
Ah oui les murs oranges
Ah oui le vent parterre
Ah oui le vert partout
On dirait tout en argent quand on regarde en l'air
Mais la fille en rouge
En face du 2103
Je ne l'oublierai pas
J'aime ici
Je me sens au chaud
A l'abri des regards idiots
Ici je me sens seule
Mais une solitude jaune
Ma couleur préférée
Ici je me sens seule
Mais pas abandonnée.




Publié par marinebercot à 18:31:19 dans Zoum Zoum | Commentaires (0) |

Du 43 | 03 octobre 2008

Je m'habille avec ton pantalon
Je veux être un homme
Parfois.
Je veux prendre ta place
Ton costume et tes moustaches
Je veux prendre tes airs
Ta place et tes manières
Je voudrais être un homme
24 heures pour voir
J'aimerais m'asseoir
Sur tes habitudes
Sur tes vagues à angles droits
Je pourrais porter sur mes épaules
Tout le poids
Et peser le contre
Epouser la peur
Je saurais enfin pourquoi
Tu me fais souvent l'amour
Je ne répondrais
A aucune question
Comme toi
Je me nourrirais de tes questions
Comme toi
Je confondrais mes excuses
Comme toi
Je ponçerais du bois
Comme toi
Je salirais avec mes chaussures, la sciure
Comme toi
Je répondrais que c'est comme ça
Comme toi.
Je chausserais du 43.





Publié par marinebercot à 10:14:20 dans Zoum Zoum | Commentaires (1) |

Marchands de tapis | 01 octobre 2008

Publié par marinebercot à 20:31:07 dans Zoum Zoum | Commentaires (0) |

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