• non

     

    J'ai envie de rouge.

    J'ai envie de vivre.

    Si j'étais une note aujourd'hui, je serais si.

     

     


    votre commentaire
  • ?

     

     

     

     

     

     

     


    pourquoi

    comment

    où ça

    j'comprends pas

    j'sais plus

    à quoi ça sert

    comment ça se fait

    encore

    tout ça avec des points d'interrogation, des crochets avec un point en-dessous

    tout ça à tous les coins de vie, quand on est perdu

    quand les nouvelles sont pas bonnes

    quand on cherche des poux

    quand on veut briser le silence

    tout ça quand le ventre gronde

    quand on a mal à la gorge

    quand ça passe pas

    quand on a une boule

    j'comprends pas

    mais c'est tout l'inverse

    dans combien de temps

    si j'avais su

    c'est impossible

    non mais là c'est pas possible

    faut faire quequ'chose

    dis quelque chose

    qu'est-ce que t'as dit ?

    tu peux me répéter ce que t'as dit ?

     

    J'te crois pas.


    votre commentaire
  • L'école en bateau
    Les collants Bateau
    Petit Bateau
    Moins de 15 ans
    Les pieds dans l'eau
    Le cerveau lent
    Ca me revient
    Doucement
    Ca me revient
    Dans la figure
    Je les revois sur le pont
    Je me revois sur la berge
    Je les revois pisser debout
    A la queue leu leu sur les dunes
    Les concours de sperme
    Je les revois sur la verge, oh non quand même...
    Les cailloux sur le ventre
    Les caresses incessantes. Rien que ça !
    La carotte et l'amour,
    Karrek Ven et la mer
    Libres comme l'air, nus comme des vers
    Pourquoi pas ?
    Sur fond d'harmonica
    Pourquoi moi ?

    Je le revois derrière moi, courir.
    Je me revois devant lui, courir.
    Je me revois sourire.
    Et les seaux d'eau trop lourds
    Aux filles de les porter. Rien qu'aux filles.
    Je me revois marcher...

    Et les piqures sur mon corps
    Je me revois bronzée...
    Je me revois dormir
    Et pas pleurer
    Et puis m'enfuir
    Et puis m'en foutre
    Puis oublier
    Je me revois pas rire.

    J'aurais pu porter
    Des collants Bateau
    Des mocassins en cuir
    Et mon prénom cousu en rouge
    Sur une blouse d'école normale
    Catholique et bien élevée
    J'aurais du porter
    Le nom de mon arrière-grand-père
    C'est là que ça dégénère
    C'est là que le mat blesse
    C'est là que le vent souffle dans mes bronches
    Et qu'il soulève ma jupe.

    Mais qu'est-ce qui me protège ?
    Qu'est-ce qui s'en occupe ?
    C'est quoi le truc trop mûr ?
    C'est qui les grands ?
    Où sont vos parents ?
    C'est quoi cette liberté vide ?
    C'est quoi cette coupure et ce sang ?
    C'est quoi ce cul à l'air libre ?

    Il était une fois
    Dans le porte de Cumana
    Le capitaine K.



    5 commentaires

  • Il a dit je m'appelle Couture,
    alors je découds je recouds mes toiles.
    Je m'appelle Couture, alors voilà l'travail...
    J'ai une ville en bois - une ville en clous
    J'ai détruis mes vieilles tours
    Je me reconstruis, jour après jour - à présent
    Je ne me plante plus
    Je plante des clous
    Et des coeurs en métal
    Et des toiles en alu,
    Je colle et je décode
    De l'orange électrique
    Du sexe rose, fluo le rose
    Et le violet pour l'esprit comme d'habitude.
    New York c'est un patchwork
    Alors j'me suis dit
    Mon nom ma vie aussi
    Alors j'me suis dit que c'était mon travail
    Couseur couturier colleur comme vous voulez
    Couleur colère suture comme je pourrai
    Mais je veux en découdre avec le monde
    En reconstruction.

    Monologue (56th street, souvenir du 30 avril 2008)


    votre commentaire
  • Si on regarde la mer on se dit que la mer est un désert liquide; quand on est
    triste, elle ressemble à un terrain vague bleu.

    On mange du sel, on a soif alors on boit de l'eau. Si on boit de l'eau de mer,
    alors c'est un cercle vicieux.


    L'amer, la mère, la mer, l'âme erre, tout ça c'est facile, on l'a vu cent fois.

    Il y en a qui se régalent avec les liens secrets contenus dans un seul son.
    La femme est un con. L'homme est une conne.
    Ah bon ?


    11 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique